Anxiété généralisée : sortir de l'inquiétude permanente
S'inquiéter pour tout, tout le temps : comprendre l'anxiété généralisée et les thérapies qui aident à desserrer l'étau des soucis.
Une inquiétude qui ne s'arrête jamais
S'inquiéter est normal et parfois utile. Mais dans le trouble d'anxiété généralisée, l'inquiétude devient permanente, difficile à contrôler, et se porte sur une multitude de sujets : la santé, l'argent, les proches, le travail, l'avenir. À peine un souci est-il réglé qu'un autre prend sa place.
Cette anxiété a un coût : tensions musculaires, fatigue, troubles du sommeil, difficultés de concentration, irritabilité. L'esprit tourne comme un moteur qu'on ne parvient pas à éteindre.
Le piège de la rumination
Les personnes anxieuses croient souvent que s'inquiéter les protège, comme si anticiper le pire permettait de l'éviter. En réalité, la rumination ne résout rien : elle entretient l'alerte et épuise. Sortir de ce piège suppose de changer de rapport à l'inquiétude elle-même.
Agir sur les pensées et les comportements
La thérapie cognitivo-comportementale est l'une des approches les plus utilisées pour l'anxiété généralisée. Elle aide à :
- identifier les pensées anxieuses automatiques et les examiner avec recul ;
- distinguer ce sur quoi on peut agir de ce qui échappe à notre contrôle ;
- réduire les comportements qui entretiennent l'anxiété (vérifications, demandes de réassurance répétées) ;
- retrouver le calme du corps par des techniques de relaxation.
Cesser de lutter contre ses émotions
La thérapie par l'acceptation et l'engagement, ou ACT, propose un déplacement subtil mais puissant. Plutôt que de chercher à supprimer l'anxiété — combat souvent perdu d'avance — elle invite à faire de la place à l'émotion tout en continuant d'avancer vers ce qui compte.
On apprend à observer ses inquiétudes comme des pensées passagères, sans s'y accrocher ni se laisser dicter sa conduite. L'énergie autrefois dépensée à lutter est réorientée vers une vie guidée par ses valeurs.
Ce changement d'attitude est souvent libérateur. Tant qu'on croit devoir supprimer toute anxiété avant de vivre, on reste bloqué. En acceptant qu'un peu d'inquiétude puisse nous accompagner sans nous commander, on retrouve la liberté d'agir malgré elle.
Des habitudes qui aident
En complément d'un accompagnement :
- le mouvement régulier aide à décharger la tension ;
- des temps de pause consacrés à la respiration lente apaisent le système nerveux ;
- limiter les excitants (caféine, actualités anxiogènes en continu) ;
- structurer ses inquiétudes dans un temps dédié plutôt que de les laisser envahir la journée.
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Ces approches sont détaillées dans le Mémento des Psychothérapies. Cet article a une visée uniquement éducative et ne remplace pas une consultation médicale ou psychologique.
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